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Tribune politique du groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés

Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés
8, rue de la Chouette 21000 Dijon
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Septembre 2021

L’école est un véritable vecteur d’émancipation individuelle et populaire. L’éducation, outre la transmission de savoirs et de connaissances, accompagne l’enfant pour en faire un citoyen libre, oeuvre au bien commun. La ville de Dijon consacre un quart de son budget de fonctionnement à l’éducation, soit 65 millions d’euros par an.

Fruit de l’attractivité et du dynamisme de notre métropole, seule entité du Grand Est avec Strasbourg à gagner des habitants, le nombre d’ouvertures de classes est positif cette année et permet d’atteindre 22 ouvertures en 2 ans.

Ce jeudi 2 septembre, plus de 10 000 jeunes Dijonnais reprennent le chemin de l’école. Des écoles qui, pendant les vacances d’été ont fait l’objet de rénovations (thermiques, matériels…) à hauteur de 2,2 millions d’euros (plus de 70 millions d’euros investis depuis 2001) pour le bien-être des écoliers et dans le cadre de la transition écologique.

En ce sens, la ville de Dijon, à travers la cuisine centrale, augmente chaque année ses exigences en matière d’alimentation bio et locale dans les restaurants scolaires afin d’apporter à plus de 8 000 écoliers une alimentation saine, diversifiée et équilibrée. Aujourd’hui, plus de 50 % des aliments servis sont issus de l’agriculture biologique ou de produits locaux sous signe de qualité. Ce service public de la restauration scolaire est reconnu partout en France comme un modèle de réussite.

Nous tenons aussi à ce que ces repas soient accessibles grâce à la tarification au taux d’effort, un principe de solidarité essentiel pour que ce service profite à l’ensemble des familles dijonnaises. A l’initiative de François Rebsamen, le prix d’un repas est désormais facturé 0,50 € pour les familles les plus modestes.
La Ville de Dijon apporte une attention particulière aux enfants les plus fragiles à travers le programme de réussite éducative (soutien scolaire, psychologique, santé, accès aux loisirs...). En 2020, près de 1 000 enfants ont été accompagnés. Ce dispositif unique en France est généralisé à l’ensemble du territoire dijonnais.

Pour favoriser l’expérimentation et la découverte de nouvelles activités sportives et culturelles, la ville de Dijon propose chaque jour de nombreuses activités périscolaires dans l’ensemble de ses écoles. Sur le temps scolaire, des agents de la ville ou des intervenants extérieurs sont mis à disposition des enseignants.
La réussite éducative de l’ensemble des écoliers est notre priorité. C’est en ce sens que la ville de Dijon, à travers l’ensemble de son personnel (ATSEM, personnels de la restauration scolaire, agents d’entretien, animateurs du périscolaire…) agit quotidiennement au bon fonctionnement de ses établissements scolaires.

Nous souhaitons aux familles, aux enfants, aux dijonnaises et dijonnais, une excellente rentrée scolaire !

Juillet-août 2021

Depuis le 19 mai, après les longues semaines de confinement et avec l’arrivée des beaux jours, notre ville a retrouvé ses couleurs grâce aux réouvertures des commerces, salles de spectacle, musées, terrasses et cinémas.

Riche de son patrimoine, Dijon rayonne et attire de nombreux touristes. Depuis leur « déconfinement » les musées dijonnais ont accueilli près de 32 000 visiteurs dont plus de 16 000 pour le seul musée des Beaux-Arts dont la rénovation s’achevait en mai 2019.

Ne manquez pas l’exposition (Passé) à table au musée archéologique, ou encore celle consacrée au peintre Claudot au MBA.

Comme chaque année, la ville de Dijon œuvre pour vous proposer de nombreux événements : plus de 80 concerts gratuits seront organisés sur les places emblématiques de notre ville (place François-Rude, place de la Libération, place Émile-Zola…) tous les jeudis de l’été de 19 h à 22 h, sans oublier toute la programmation culturelle estivale.

Malgré les contraintes liées à la crise sanitaire et grâce à l’implication et l’imagination de ses partenaires associatifs notamment, Dijon organise plus de 400 rendez-vous, expositions, concerts, soirées D’Jazz au jardin ou à la plage, cinéma en plein air, théâtre, lectures, musiques en tout genre, cirque, ateliers sportifs ou culinaires, visites thématiques… dans l’ensemble des quartiers de la ville.

Le lac Kir, poumon vert dijonnais, accueille Dijon Plage et son programme d’activités variées (pétanque, volley-ball, paddle…).

Évènement phare dans le paysage musical dijonnais, le concert de rentrée, qui avait accueilli en 2019 plus de 17 000 spectateurs, ne pourra malheureusement pas avoir lieu. Nous l’attendons avec impatience l’année prochaine.

En revanche, le VYV Festival est maintenu du 2 au 5 septembre.
Il vous permettra de retrouver Catherine Ringer, Pomme, Benjamin Biolay, IAM et bien d’autres artistes…
Vous pourrez aussi profiter des 825 hectares d’espaces verts, des 125 parcs, promenades, squares ainsi que des nouveaux brumisateurs installés, notamment aux Carrières Bacquin, afin de rendre vos journées plus agréables.

Le 12 septembre aura lieu un Grand Déj’ des associations réinventé dans le Parc de la Toison d’or. Après une année particulièrement difficile, nous souhaitions réitérer notre engagement au côté du monde associatif.

Et pour clore cette saison estivale lors des Journées européennes du patrimoine, le 18 septembre, c’est l’opéra qui enchantera le coeur de ville ! Passez un bel été à Dijon !

Juin 2021

Le 20 mai, la ville de Dijon et l’État ont signé un Contrat de Sécurité Intégrée pour améliorer la sécurité et la tranquillité publique des Dijonnaises et des Dijonnais. Dans le cadre de ce contrat, comme nous le souhaitions, 22 policiers nationaux arriveront à Dijon dans le courant de l’année 2021. Ils s’ajouteront aux 20 renforts déjà obtenus l’an dernier.

Ce contrat est une très bonne chose. Il permettra de renforcer les moyens d’actions de l’État pour faire face aux actes de délinquance qui restent trop souvent impunis. Il permettra également de soulager les policiers nationaux déjà présents sur notre territoire, et qui, comme partout en France travaillent dans des conditions difficiles, pour nous protéger. Nous avons une pensée pour ceux qui ces dernières semaines ont payé cet engagement de leur vie. Nous comptons aussi sur la Justice pour une action plus rapide lorsque les délinquants sont arrêtés.

Pour assurer la sécurité des habitants, pour redonner confiance dans l’autorité publique, il faut se donner les moyens d’agir. C’est le sens de ce Contrat de Sécurité Intégrée. Si la sécurité publique est une compétence régalienne de l’État, notre ville n’entend pas rester inactive pour préserver la qualité de vie des Dijonnais.

Pour cela, depuis plusieurs années, nous renforçons notre police municipale. En 2015, l’« acte 1 » de ce renforcement a entraîné le recrutement de 30 policiers municipaux supplémentaires ; nous les avons équipé de pistolets à impulsion électrique et nous avons étendu leurs horaires jusqu’à 1h du matin.

Aujourd’hui c’est l’« acte 2 » qui est mis en oeuvre : amélioration des capacités d’actions de la police municipale, développement de la prévention, poursuite des coopérations avec les acteurs de l’éducation, de la prévention, de la tranquillité, de la sécurité et de la justice. Ainsi, 30 nouveaux agents sont attendus pour porter l’effectif total de notre police municipale à 100 le plus rapidement possible. L’équipe de nuit poursuivra ses missions jusqu’à 2h du matin pour mieux accompagner et réguler la vie nocturne. Pour faire face aux risques auxquels nos policiers sont confrontés, l’équipe de soirée sera armée. Cet armement n’est pas un acte anodin et il sera bien entendu accompagné de formations rigoureuses et d’un accompagnement psychologique assidu.

Parallèlement nous poursuivons le déploiement de la vidéoprotection avec l’installation et le remplacement de nombreuses caméras dans tous les quartiers de la ville. La mise à disposition des images de ces caméras aux services de la police nationale et de la justice a récemment permis de retrouver et de sanctionner de nombreux auteurs de rodéos.

Notre municipalité entend prendre toute sa part pour faire appliquer l’autorité républicaine partout. Les familles des mineurs sont convoquées pour des rappels à la Loi. Ceux qui commettent des troubles à la tranquillité publique, des délits ou des crimes doivent être punis. C’est une stratégie globale : prévenir, dissuader, sanctionner et réparer. Tous les acteurs doivent y prendre leur part. La ville de Dijon est déterminée à mener les combats indispensables au vivre ensemble, aux côtés de l’État et de la justice.

Mai 2021

Aujourd’hui, le retour du vignoble constitue un enjeu majeur pour notre ville, capitale régionale. La côte dijonnaise a entamé sa renaissance grâce aux vins produits par le domaine de La Cras (propriété de Dijon métropole), aux Marcs-d’Or et dans plusieurs communes de l’agglomération.

Associés à la Chambre d’Agriculture et au Jardin des sciences, nous nous sommes engagés aux côtés de la métropole dans la plantation de nouvelles vignes dans l’aire urbaine. À terme, Dijon ambitionne d’exploiter 50 hectares de vignes, référencées en AOC Bourgogne. Elle pourrait ainsi produire un volume de 200 000 bouteilles par an.

Après des records de température, la végétation en avance de notre vignoble a été particulièrement sensible au gel des derniers jours. En dépit des moyens déployés (bougies…) par les viticulteurs, les vignes ont subi des dégâts majeurs qui occasionneront une récolte moindre malgré une charge de travail amplifiée.

L’année 2021 est une année noire pour le monde viticole, en Bourgogne et partout en France.

Sur place, nous avons pu échanger avec des viticulteurs de la métropole sur de nouvelles pratiques permettant une meilleure adaptation de la vigne au changement climatique (taille, cépage, interactions avec le microbiote racinaire…) et de façon plus générale, sur l’évolution de nombreux domaines vers le bio et l’agroécologie.

Notre viticulture joue un rôle majeur pour l’attractivité de notre territoire, le tourisme et le développement économique.

À ce propos, nous sommes très satisfaits de la décision de justice invalidant le dépôt de la marque “Dijon” en Chine. Nous saluons cette décision importante et très attendue par les fabricants de cassis de Dijon qui ont su faire preuve de détermination.

Cette victoire juridique est celle de nos producteurs et artisans qui font rayonner notre terroir. Dans une économie mondialisée, il est nécessaire de protéger notre territoire, nos savoir-faire, facteurs de produits locaux et de qualité. En 2012, François Rebsamen s’était battu aux côtés de nos liquoristes locaux pour obtenir la protection de l’indication géographique “Crème de cassis de Dijon”.

Après une année particulièrement difficile pour l’ensemble des acteurs économiques de notre ville et de la métropole, nous réaffirmons notre soutien aux viticulteurs, agriculteurs en proie au pire épisode de gel depuis trente ans. Nous espérons que le gouvernement, comme il l’a annoncé, déploiera rapidement des aides exceptionnelles pour accompagner les victimes de ces dérèglements climatiques.

Avril 2021

La ville de Dijon a mis en place dès 2002, avant même qu’elles ne soient rendues obligatoires, des commissions de quartier. Véritables outils démocratiques, ces neuf commissions dans chacun des quartiers de la ville donnent la parole aux habitants et leur permettent de participer activement à la vie de la cité. Elles sont un lieu d’échanges directs, de propositions, mais aussi d’écoute entre les habitants et les élus qui y siègent.

Au fil des années, grâce aux budgets participatifs de 360 000 €/an, différentes initiatives ont vu le jour à Dijon : installation de boîtes à livres, développement des jardins partagés, projets d’alimentation solidaire, végétalisation urbaine, sites de compostage collectif, fresques murales, installation d’agrès sportifs…

Depuis 18 ans, plus de 6 000 Dijonnais se sont investis au sein de ces instances et ont permis d’améliorer la qualité de vie des habitants dans les différents quartiers.

Malgré le contexte sanitaire actuel qui perdure et empêche la tenue de réunions fréquentes en présentielle ces commissions continuent d’être source de proposition.

Attentif à la représentation de l’ensemble des Dijonnaises et des Dijonnais, depuis 2002, ces commissions ne cessent d’évoluer pour être les plus représentatives possible et s’inscrivent dans un projet global de la démocratie participative locale.

Ces dernières années, de nouvelles formes d’engagements ont vu le jour. L’exemple le plus marquant reste celui de la jeunesse qui s’est fortement mobilisée dans le monde entier pour une seule et unique cause : celle de la lutte contre le réchauffement climatique.
Cet engagement de cause s’est fortement développé durant la crise sanitaire où de nombreuses personnes se sont engagées dans la lutte contre l’isolement, contre la précarité étudiante, contre la précarité menstruelle…

Pour donner la parole à tous les Dijonnais, quels que soient leurs centres d’intérêt, leur âge, nous travaillons à de nouvelles formes de démocratie participative comme notre projet de Convention citoyenne locale pour le climat.

Face à ces évolutions, la municipalité est attachée à proposer de nouvelles formes de démocratie participative afin de faciliter et d’encourager les Dijonnais à s’impliquer dans la vie démocratique de leur ville tout en agissant pour l’intérêt général.

Mars 2021

Dans un contexte de crise sanitaire, la fondation l’Abbé Pierre a récemment publié son 26ème rapport sur le mal-logement en France. Alors que le droit au logement est un droit fondamental de notre Constitution, il est indéniable que ce rapport avance des chiffres très inquiétants : en France, 2 millions de ménages sont en attente d’un logement social ; 300.000 personnes sont aujourd’hui sans abri ; la construction de logements à l’échelle nationale a dangereusement chuté alors que les besoins ne cessent d’augmenter !

À Dijon, depuis 2001, la majorité municipale est mobilisée pour proposer à celles et ceux qui en ont besoin un habitat de qualité, accessible et peu énergivore. Les bailleurs sociaux recensent à ce jour près de 9.500 demandes de logements à loyer modéré en attente de réponse sur la métropole. En moyenne, le délai d’obtention est de 10 mois.

Pour répondre à cette demande, à Dijon, nous menons une politique volontariste en la matière : aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif avec des bâtiments basse consommation, des éco-quartiers, le raccordement au réseau de chaleur urbain, la construction le long des lignes de tramways. Ces dix dernières années, nous avons autorisé la construction de près de 1.000 logements par an dans notre ville.

Aujourd’hui, les efforts de construction impulsés depuis 2001, permettent à la ville d’atteindre les 20% de logements à loyer modéré fixés par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU). Il est important pour la collectivité de respecter la loi tout en limitant l’étalement urbain et en préservant les terres agricoles.
Parallèlement à la construction, notre majorité accorde une grande importance à la rénovation du bâti existant afin que les logements soient moins énergivores et par conséquent moins coûteux. Une écologie au service des citoyens permettant aux dijonnais d’accroître leur pouvoir d’achat.

En ce sens, à Dijon, nous ne cessons d’innover. Après avoir candidaté à l’appel à projet de la Commission européenne « Villes et communautés intelligentes », notre ville, sur douze candidatures en Europe, a remporté cet appel. Notre projet consiste à développer dans le quartier de la Fontaine d’Ouche un véritable projet écologique ambitieux et innovant (production d’énergie locale et renouvelable, stockage de l’énergie, réduction des consommations) au service de l’ensemble des citoyens. Ce projet s’accompagne, entre-autres, de 1.200 éco-réhabilitations de logements à loyer modéré.

À l’heure où certains ignorent les changements que peuvent connaître les familles, s’opposent à la construction de logement à loyer modéré, vous pouvez compter sur notre détermination à poursuivre notre travail en ce sens et à rappeler que le droit au logement digne est un droit fondamental.

Février 2021

Depuis près d’un an, nous traversons une crise sanitaire à laquelle s’ajoute désormais une crise économique et sociale. Cette crise, sans précédant, met en lumière la richesse et l’importance de nos services publics et celles de ses agents, qui s’engagent au quotidien pour l’assurer.

Bien sûr, nous pensons d’abord à l’ensemble des personnels soignants, du corps médical, les infirmières, les aides-soignants, le personnels des EHPAD, etc. Ils sont en première ligne face à la pandémie, après des mois de dépassement, d’efforts immenses,ils méritent notre gratitude la plus totale.

Dans ce contexte inédit, l’engagement des agents de la ville a également été remarquable. Les services publics municipaux ont su s’adapter pour répondre aux nouveaux besoins liés à la crise. Leur engagement illustre les valeurs du service public, sa continuité et sa grande capacité d’adaptation.

Agents du secteur social, de l’état-civil, des cimetières, de la voirie, de la propreté, des espaces verts, de l’éducation, de la cuisine centrale, de la petite enfance, des établissements culturels et sportifs, de la police municipale… Tous ont répondu présent et ont assurer la qualité de vie dans notre ville, ont accompagner les personnes les plus en difficultés, les plus isolées et ont entretenu ce lien social si précieux pour faire vivre la solidarité sur notre territoire.
Cette solidarité de proximité est nécessaire. Dans les périodes d’incertitudes, c’est naturellement vers leur mairie, vers leurs élus locaux, que se tournent les citoyens. Depuis mars 2020, la ville de Dijon et Dijon Métropole, comme l’ensemble des collectivités locales, sont à pied d’œuvre pour atténuer les effets de la crise sanitaire, économique et sociale.

La crise sociale d’abord. Pour y faire face la ville de Dijon a très tôt mis en place en plan de mesures sociales de 1,3M€ : le budget des aides financières du CCAS a été augmenté, la tarification des prestations municipales pour les familles les plus modestes a été revu à la baisse, les aides pour le paiement des licences sportives ont été augmentées également, le dispositif de bourses municipales étudiante a été élargi, etc.

La crise économique ensuite. Nous avons mis en place dès l’été 2020, à la métropole, un fonds métropolitain de soutien aux entreprises et aux commerces en difficulté. Il vient en complément des aides de l’État et de la Région : par l’intermédiaire de la métropole, les entreprises et commerces peuvent percevoir jusqu’à 15 000 € d’aide financière directe.

La crise sanitaire enfin. Comme beaucoup de villes, Dijon s’est largement engagée pour déployer tous les moyens nécessaires pour limiter la propagation du virus. D’abord avec l’achat et la distribution gratuite de masques à la population ; et ensuite en mettant des dispositifs d’ampleurs pour permettre la campagne de vaccination.

La capacité d’action et de réaction de la ville de Dijon, et plus largement des collectivités territoriales, tranche avec les trop nombreuses carences constatées de l’État central depuis le début de la crise. Celui-ci devra à l’avenir davantage consulter et faire confiance à l’échelon local.

Janvier 2021

Grâce à une gestion saine et remarquable, la ville de Dijon fait face à la crise sanitaire. Nos dépenses de fonctionnement sont maîtrisées et permettent de maintenir un haut niveau de service public. Notre capacité d’investissement est en hausse et nous permet de soutenir l’activité économique et donc l’emploi. Le niveau de la dette de la ville est historiquement bas et, pour la 5ème année consécutive, nous n’augmenterons pas les taux d’imposition, afin de garantir le pouvoir d’achat des dijonnais.

Le budget 2021, premier de cette nouvelle mandature qui a été voté par le Conseil Municipal le 14 décembre dernier, est le reflet du projet que nous avons porté lors des élections municipales et pour lequel vous nous avez renouvelé votre confiance.

Plusieurs défis se dressent devant nous. Le défi climatique d’abord. En 2021, face à l’urgence, nous poursuivrons notre politique volontariste en matière d’écologie. 5 ans après les accords de Paris (COP21) la trajectoire définie par la communauté internationale n’est pas respectée. A leur échelle, les villes, elles, agissent et sont vectrices de transition écologique et énergétique : transports doux, rénovation des logements, alimentation durable… Dans ces domaines Dijon fait aujourd’hui figure de référence en France et en Europe. Notre engagement est d’ailleurs récompensé puisque la Métropole de Dijon a récemment reçu le Grand Prix de l’initiative de l’année pour son projet hydrogène lors du « Forum Zéro Carbone ».

Le défi climatique ne doit pas nous faire oublier la lutte contre la pauvreté. Pauvreté qui s’est accentue durement en ce moment du fait de la crise sanitaire que nous traversons. Dans ce contexte, l’engagement de la ville en matière de solidarité et d’action sociale a évidemment été renforcé avec la mise en place d’un plan de mesures sociales de 1,3 millions d’euros qui se poursuivra cette année, à destination des dijonnais les plus modestes.

Comme nous nous y étions engagé, le prix minimum de la restauration scolaire pour les familles les plus modestes sera désormais de 0,50€ par repas contre 1,18€ précédemment. Ayant à coeur l’accès à la culture, à la pratique sportive pour tous, les bibliothèques municipales, le Musée des Beaux-Arts resteront gratuits et la ville continuera d’accompagner les familles les plus modestes au financement des licences sportives de leurs enfants. Nous accompagnons les étudiants dijonnais les plus précaires à travers la hausse du nombre de bourses municipales attribuées (354 contre 250 l’année dernière). Nous continuerons aussi à soutenir les associations, coeur battant de cette solidarité sur notre territoire.

2021 sera l’année d’ouverture de la Cité Internationale de la gastronomie et du Vin. Elle sera aussi l’année, comme nous nous y étions engagés, où seront engagés les travaux de rénovation du grand Théâtre, où l’on modernisera la base nautique et de loisirs du Lac Kir ou encore celle qui verra l’équipe féminine du DFCO se doter d’un stade à la hauteur de sa qualité.

En continuité de l’action menée ces dernières années, le budget 2021 est ambitieux et permettra de faire de Dijon une ville plus écologique, solidaire et attractive. Après une année 2020 particulièrement difficile, nous souhaitons que 2021 nous permettent collectivement

Décembre 2020

Depuis le 30 octobre, notre pays est de nouveau confiné. Bien que ce nouvel épisode présente des modalités d’application différentes, il révèle de fortes disparités de traitement, notamment entre les géants de la vente en ligne, les grandes surfaces et les petits commerces. Plus que jamais, la pérennité de ces derniers est menacée.

Tout comme lors du premier confinement, la culture n’a pas échappée à ce deuxième tour de vis et poursuit sa longue traversée du désert, sans considération, de son impact sur la vie de nos concitoyens. La littérature, l’écrit sous toutes leurs formes ne sont pas considérés comme essentiels ou de première nécessité.

Comment accepter la vente de livre à travers les grandes plateformes de commerce en ligne au même moment où il est ordonné la fermeture de nos librairies ? En solidarité, pour répondre à cette injustice, nous avons pris un arrêté municipal permettant l’ouverture des librairies.
Aux côtés de nombreuses villes, nous demandions que ces lieux de savoirs puissent exercer avec un protocole sanitaire adapté. Une demande rejetée par le gouvernement qui a décidé de fermer le rayon livres des supermarchés. La lecture comme moteur de notre société est désormais confiée aux géants du e-commerce.

Cette décision vient largement questionner la conception du monde à l’oeuvre ici. Elle nous inquiète en cela qu’elle pourrait venir durablement modifier certaines de nos pratiques. Elle établit des priorités qui voient les nourritures de l’esprit reléguées dans un espace non-essentiel. Elle signe des choix de société et vient indiquer, particulièrement aux jeunes générations, que l’art et dans ce cas particulier la littérature, seraient accessoires et inutiles. Elle nie ce besoin de cultiver nos mondes intérieurs et pourrait mener notre existence sur des chemins principalement utilitaristes et de matérialistes.

Dans ce moment où nous avons plus que jamais besoin de comprendre, de nous évader, de nourrir nos imaginaires et d’envisager des perspectives, nous sommes convaincus que la culture dans toutes ses dimensions est essentielle à notre vie. Il est donc primordial de rappeler, qu’au pays des Lumières, la lecture et le livre sont les ferments de la construction d’esprits libres et critiques, facteurs d’émancipation, sources de plaisir et de détente.

Pour répondre à une partie de ces enjeux, nous avons mis en place un service « Réservez-Emportez » dans les bibliothèques municipales de la ville. Il vous permet de choisir un ouvrage et de le récupérer à la bibliothèque. Profitez-en, c’est gratuit parce que ce désir de partage est au cœur des valeurs que nous portons.

Nous terminerons 2020 dans un contexte totalement inédit. Cette année aura été durement marquée par une crise sanitaire sans précédent entrainant dans son sillage une crise sociale et économique. Cependant, elle ne doit pas nous faire oublier les défis écologiques auxquels nous sommes confrontés et pour lesquels nous construisons, ensemble à Dijon, les réponses de demain.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d’année. Prenez soin de vous et de vos proches.

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